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A la page concernant l'origine de notre nom nous avons fait la conclusion que l'origine de notre nom de famille -et donc le lieu d'origine de nos ancêtres les plus éloignés dans le temps- pouvait être localisé au toponyme roke au sudouest de Flobecq.
Les données que nous avons trouvées concernant ce toponyme ont été présentées sur la page sur le toponyme roke à Flobecq.
Ici nous vous proposons un résumé chronologique des mentions de nos homonymes de le Roke, de le Rocque et de le Rocq que nous avons trouvées dans la région de Flobecq et d'Ellezelles.
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Flobecq en Hainaut Ellezelles en Hainaut
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Dans le Veil Rentier, le rentier de sire Jehan de Pamele-Audenarde de 1275, publié par Léo Verriest, nous trouvons l'enregistrement le plus vieux de la famille de le Roke à Flobecq.
Au folio 41 r° nous pouvons lire en picard :
C'est li rente de Florbiert, à conmenchier à Baneginpont, à destre main si comme on vient por venir d'Audenarde, à venir aval vers le moustier.
Wicars, li fix Colart de le Roke, et Jehans, ses frères, tienent demi jornel de pret, dedens le bos de Portebech, por venir aval, si a une fontaine, encosté Baneginpont, s'en rendent 2s. et 2. capons.
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traduit en français contemporain :
C'est la rente de Flobecq, commençant à Baneginpont, à votre droite si vous venez d'Audenarde, en aval vers le monastère.
Wicars, le fils de Colart de le Roke, et Jehans, son frère, tiennent en fief un demi journel de pré, dans le bois de Potelberghe, pour venir aval, où il y a une source, à côté de Baneginpont, et ils en rendent 2 sous et 2 capons.
Ce passage nous fournit un trésor de données!
Nous apprenons que les frères Wicars et Jehans, fils de Colart de le Roke tiennent en fief de sire Jehan de Pamele-Audenarde un pré dans le bois de Pottelberghe.
De première vue, cela pourrait indiquer qu'ils possédaient un petit troupeau de bétail.
Mais, le pré n'avait qu'un demi journel de surface -à peu près 1600 m²- donc absolument insuffisant pour y paître du bétail.
Comme il y avait une source, ce pré avait peut-être pu servir comme lieu à boire pour les animaux, en complément d'autres terres voisines.
Comme le pré était situé dans le bois de Pottelberghe, cette hypothèse n'est pas très probable non plus.
De plus, le bois de Pottelberghe se trouve approximativement à 6 km de la masure de le Roke... une "promenade" d'une heure!
Une masure est par définition une ferme avec des terres voisines, suffisement grand afin de générer les besoins de vie d'une famille.
La terre près de la masure de le Roke, la ferme où habitait la famille de le Roke, était sans doute trop rocheuse et trop peu fertile pour produire une herbe à paître.
La hauteur située au sud du bois de le Roke était -et est toujours- désignée par le toponyme "bruyère", une terre peu fertile, où on ne pouvait élever que des moutons.
Nous pouvons sans doute conclure qu'une famille qui s'appelait de le Roke, et qui habitait dans la masure de le Roke, tout près de le roke, était engagée à l'exploitation de cette carrière.
A deux reprises, nous avons peut-être trouvé la preuve de cette thèse dans les archives:
Dans les comptes du comté du Hainaut de l'année 1446 il y a le passage suivant:
De la despouille dune haye a florbierc, appellee la Rocquette, tenant au bois le segneur de barbenchon au Rieu de banesurpont et au chemin, vendu à Jehan Zuittre le 26 mars 1446.
Ce fragment nous rend la preuve que, au lieu où, en 1275, les frères Wicars et Jehans de le Roke tenaient en fief un pré, un siècle et demi plus tard, il y avait un toponyme "la rocquette".Dans le quartier du Bruille à Tournai, nous avons pu constater le même phénomène : le lieu "ultra Bruleum" où, en 1227, Johannes de le Roke tenait 3 jardins de l'abbaye de St.-Martin, était désigné 10 ans plus tard comme "ad rupem ultra Brulium".
Le mot latin "rupe" signifie carrière et nous supposons donc que Johannes de le Roke a commencé à exploiter une roke dans ces jardins.
Ces deux constatations sont des indications très fortes que la famille de le Roke était activement engagée à l'exploitation de carrières, de rokes.
Le prénom Colart est une variation linguistique, un augmentatif, du nom Nicolas.
Comme nous verrons à la page concernant la famille de le Roke à Tournai, les prénoms des familles de le Roke à Flobecq et à Tournai étaient identiques.
Nicholès de le Roke, qui entre 1221 et 1228 était échevin de la cité de Tournai, était sûrement la même personne que Colart de le Roke à Flobecq.
En 1359, dans une des générations suivantes, un Colars Delerocque a rédigé son testament à Tournai, et nous verrons que génération après génération le nom Nicolas, dans toutes ses variations linguistiques concevables, reapparait dans la famille, aussi bien à Tournai qu'à Ellezelles.
Vers 1227 il y avait un Johannes de le Roke à Tournai, et ce prénom est passé de père à fils et de grand-père à petit-fils pendant des siècles dans la branche Tournaisienne et dans la branche Ellezelloise.
Même le prénom Wicars -très rare- était présent à Tournai : en 1349, une année de peste, Wiart Roke a enregistré son testament devant les échevins de Tournai.
Nous avons pu constater que beaucoup de personnes enregistrées dans le Veil Rentier étaient présentes à Tournai dans la même ère.
Nous avons trouvé comme habitants de Tournai les familles d'origine Ellezelloise ou Flobecquoise Gargatte, d'Encre, de l'Ewe, Beausire, de Baudrenghien, Flamecourt, de Robertmasure, de l'Estree, Boukine, li Vesques et de le Roke.
Dans le cartulaire B, un polyptique du 13e siècle du Grand Office du Cellier du chapitre cathédrale de Tournai, était enregistré Arnulphus de Aldenarda, qui payait une rente sur une maison dans la paroisse de St.-Piat à Tournai. Il était le père de sire Jehan de Pamele-Audenarde.
L'abbaye de St.-Martin à Tournai était, dès 1103, le décimateur principal à Flobecq. Cette abbaye y possédait des terres et un curtis.
Quand, en 1164-'66, des terres gisants à Flobecq étaient données à l'abbaye de St.-Martin, Evrardus de Vinea était témoin. En 1159 il était échevin de Tournai.
Dans une liste de 1175 des revenues de la ferme Géron à Flobecq, se trouve le nom de Walterus Rufus, il était un des 30 jurés de Tournai en 1199.
Le doyen de Grammont a déclaré en 1238 que Thierry d'Orke donnait tous les droits qu'il possédait à Flobecq à l'abbaye de St.-Martin. Au 13e siècle plusieurs membres de la famille d'Orke étaient échevins de Tournai.
A Gand, nous avons retrouvé les familles d'origine Flobecquoise Tucman, de Renartcamp et van de roke.
A Goy, une commune voisine de Flobecq, la famille de Sorbruec tenait en fief des terres de seigneur Jehan de Pamele-Audenarde.
Un des membres de cette famille était enregistré comme Sare, li vesve de le Roke.
Cette Sare (de Sorbruec) était donc la veuve d'un de le Roke, qui, après la mort de son mari, était retournée pour vivre chez sa famille à Goy.
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En 1283, le seigneur Jehan de Pamele-Audenarde a donné aux frères Guillemins une terre qu'il possédait dans la paroisse de Florbiert :
"Nous, Jehans dis sire d'Audenarde... ayons doneit et ot'iet... as freres delle ordene de Saint Williame trois bonniers et vint et cienc verges de terre ke nous aviens elle parroche de flobiert tendut a nostre bois deleis le Roke en un lieu ke om disoit as masures en teil maniere..."
Ici, nous croyons avoir trouvé la raison pour laquelle la famille de le Roke n'est plus présente dans les archives Flobecquois après 1275 : le propriétaire de la masure de le Roke avait décidé de donner la terre où vivaient nos ancêtres aux frères Guillemins, et la famille de le Roke a dû déménager...
Entre 1275 et le début du 15e siècle les sources archivales de la région de Flobecq sont très rares.
La région, souvent désignée comme "la terre des débats", était extrèmement souvent le lieu où les comtes de Flandre et de Hainaut faisaient la guerre.
Dans le livre des bourgeois de la ville d'Ath, en 1365 était enregistré comme bourgeois forain Baudès Roke, habitant à Buissenal.
Buissenau est une commune voisine d'Ellezelles!
Vers 1275 nous avons trouvé deux enregistrements d'un Baudès Roke et d'un Bauduin de le Roke à Tournai.
De nouveau, nous pouvons constater que les prénoms de la famille de le Roke de Flobecq et de Tournai sont identiques.
Sans doute il y avait une descendance directe entre ces Bauduins.
Les comptes du baillage de Flobecq et Lessines ont été préservés, et se trouvent aux Archives Généraux à Bruxelles.
Ces comptes commencent en 1355, nous trouvons la première mention de le Rocque en 1404 :
La femme de Gilliart de le Rocque était condamnée en 1404 à cause d'un bagarre avec haneete dou Bos.
En 1407, Gilliart de le Rocque avait tué deux moutons qui se trouvaient sur sa cour.
En 1418, Gilliart de le Rocque était sous soupçon d'avoir violé la cour de Daniel Sauchoit.
Déjà en 1232 il y avait un Egidius de le Roke à Tournai, en 1260 nous y rencontrons Gilles de le Roke et en 1407, dans l'obituaire de la paroisse de St.-Jacques à Tournai, était enregistré un certain Gilliart le Rocq.
Dans les mêmes comptes, nous trouvons Maigne de le Rocque qui en 1404 a été condamnée et emprisonée à Flobecq à cause d'un baroud avec lison gallie.
En 1407 Cathérine de le Rocque a été bannie de la ville de Flobecq parce qu'elle avait une relation avec un homme, "contre a sen maeris"...
Parce qu'elle avait violé un lieu deux fois, Maroie de le Rocque, habitant à Ellesielles, a été condamnée en 1407.
Mr Gadeyne, archiviste aux archives de l'état à Renaix, a rédigé l'inventaire des regestes du chapitre de St.-Hermes à Renaix.
In dorso d'un chirographe de 1407 a été écrit : Jehans de le Roke, Elzele.
Dans ce chirographe, les héritiers de Estiévenart dou Mahiuel confirmaient qu'ils avaient donné à Lievin de Skelvegem une maison et cour, séant à Ellezelles, tenant au Grand Kemin le Seigneur, tout près du Camp de le Court le Mayeur.
Dans son article "Ellezelles lieux-dits Anciens et Modernes", E. Degand-Dopchie mentionne un toponyme Camp de le Rocq en 1413.
L'auteur faisait la constatation qu'en 1895 il y avait toujours un toponyme Delrocq à Ellezelles, dans la section cadastrale E, tout près du bois des prêtres.
A cause d'un dispute avec Jaquemon Hanicke à Flobecq en 1418, Caisin de le Rocque devait payer une amende de 1/5 de 13 petits écus.
La même année, Caisin de le Rocque, habitant à Ellesiele, avait navré Jehan Gadissier.
Encore en 1418, Caisin a été condamné pour un baggard à Ellezelles avec Gilliart Sadosne.
En 1419, Caisin de le Rocque devait payer une amende de 60 sous, à conséquence d'un conflict avec Jaquemon Rasse.
Le prénom Caisin est une variation linguistique locale du nom Nicolas.
Nous retrouvons ce nom génération génération après génération dans la famille de le Roke.
En 1452 sire Jehan de Robertmasure a payé 1/5 de 25 livres pour les hoirs de Nicaise de le Rocque à Wodecq.
Ce qui pourrait indiquer que les familles de Robertmasure et de le Rocque étaient apparentées.
En 1495 Jehan de Robertmasure était mentionné dans les comptes de la ville de Tournai et plusieurs membres de la famille de Robertmasure ont fait rédiger leur testament à Tournai.
En 1454 la veuve de Nicaise de le Rocque a payé une amende de 12 sous à cause d'un conflict avec gillain le latteur.
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Dans la liste des baillius de "la terre des débats", donnée par Lesneucq dans son "Histoire de Lessines", nous retrouvons le nom de Gilles de Grandmetz, chevallier, qui, en 1425, était bailliu à Flobecq et Ellezelles.
Sans doute il était un parent très proche (fils, neveu) du chevallier Gilles de Grandmetz, décédé avant 1424, le troisième époux de Cathérine de Bruyelle, la fille de Jehenne de le Rocque de Tournai.
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En 1426, Hakinet fil. Guillt. de le Rocque a été condamné et emprisoné à Flobecq, pour avoir abîmé les possessions d'un charpentier.
En 1441, Hakinet de le Rocque avait acheté un "ottel" à Wodecq, et a payé une rente sur cet achât.
Le prénom Hakinet est une variation linguistique, un diminutif du nom Johannes.
En 1440, Jan de le Roke, prêtre à Schorisse, une commune voisine de Flobecq, était inscrit comme membre de la guilde de St.-Georges de la ville d'Audenarde.
Au Moyen Age, dans chaque ville, la guilde de St.-Georges était la confrerie la plus importantes des arbalétriers. Elle fournissait les gardes de la ville, et était responsable pour la défence de la ville quand elle était attaquée ou siégée.
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Jan van Schorisse gezeyt Chamblin, le fils bâtard de Arnoul VI de Gavere-Schorisse, était engagé à la sylviculture à Flobecq.
Arnould VI de Gavere-Schorisse avait épousé Marie d'Aumont, fille d'une famille noble de la région entre Beauvais et Paris.
Jan de le Roke, le prêtre francophone, et -probablement- bilingue, aura été la bienvenue à Schorisse!
Tous les membres de la famille de Gavere-Schorisse, aussi les bâtards, étaient membres de la guilde de St.-Georges à Audenarde, et évidemment, le prêtre de Schorisse, Jan de le Roke, y recevait une place.
Il est très probable que ce Jan de le roke est la même personne que Johannes de Roqua, le prêtre confesseur du prison épiscopale à Tournai en 1462.(voyez : la famille de le Roke à Tournai).
Dans la publication "Het kapittel van St.-Hermes binnen Ronse", sortie de la presse des établissemnts Van den Daele à Renaix en 1892, l'auteur anonime nous renseigne sur "les chanoines de la prébende du côté du doyen".
Un chanoine est un écclésiastique qui vit dans un monastère.
La plupart des chanoines étaient fils de familles riches, et au moment où ils rejoignaient la communauté, ils offraient un don important au cahpitre.
Souvent c'étaient des sommes d'argent, des terres, ou rentes ou dîmes, et ainsi le chapitre se procurait des revenues réguliers et suffisants.
Les chanoines atteignaient 7 services de prières pendant la journée, et un service la nuit, à la place et pour le salut des âmes des donnateurs bénévolants, qui alors ne devaient plus prouver leur piété eux-mêmes...
Le mot prébende en origine signifiait la somme d'argent que le chanoine offrait au chapitre lorsqu'il entrait dans la communauté écclesiastique. Plus tard ce terme désignait le droit d'être chanoine.
En 1436, Jan de Atrio, ou Kerckhof, prêtre de la commune de Kerkhem, a reçu des mains du pape la prébende de Pieter de Fonte.
Il est décédé le 29 août 1452.
Le nom suivant dans la liste chronologique est celui de Lieven de Floerbeque, Magister Artium.
En 1452, le jour avant Noël, Lodewijk de la Roche a pris possession de cette prébende, alors désignée libre par la mort de Jan Kerckhof.
En 1453 Lodewijk est trouvé "le possesseur paisible", et il l'était encore en 1484.
En 1490 cette prébende était en possession de Marcus Steenbergh.
Dans cette liste, nous remarquons des traductions multiples des noms de famille en latin, et puis de nouveau du latin en langue thieoise.
Si Jan de Atrio était traduit en Jan Kerckhof, plutôt que Jan Van de Kerkhove, on pourrait soupçonner que le nom Marcus Steenbergh était la traduction de Marcus (de le) Roke, car une des traductions néerlandaise du mot picard roke, est en effet "steenberg".
Sinon, une coincidence très remarquable a réuni en ordre consécutif dans une liste chronologique Lieven van Floerbeque, sans doute originaire de Flobecq, Lodewijk de la Roche et Marcus Steenbergh...
Si et comment ces chanoines pourraient faire partie de la généalogie de la famille de le Roke n'est pas du tout clair.
Au 16e siècle, les prénoms Loys, Lodewijk et Marcus se présentent souvent dans la famille de le Rocque-van Roocke.
E. Degand-Dopchie, dans son article "Ellezelles, Lieux-dits Anciens et Modernes", publié dans les Annales du Cercle Archéologique de Mons en 1897, fait mention du bois Jehan de le Roque en 1469.
Ce bois se trouvait tout près du bois des prêtres.
Nous n'avons pas encore trouvé ce document de 1469, mais si il existe encore, nous le trouverons!
Il est évident qu'il ne pouvait exister un bois Jehan de le Roque sans une personne qui s'appelait Jehan de le Roque.
Dans les comptes du bailliage de Flobecq et Lessines, nous avons trouvé Nicaise de le Rocque, habitant d'Ellezelles en 1471.
Il a été condamné à faire un pélérinage vers l'église de St.-Nicolas à Warogneville, parce qu'il avait coupé des aulnes dans le bois de Jehan Lourette.
Bien qu'il était un homme pauvre, il avait racheté ce pélérinage du bailliu.
Dans la jurisdiction médiévale, le pélérinage était une condamnation fréquente.
En origine, le condamné devait effectivement faire ce voyage, et quand il revenait, il devait montrer des lettres signées et sigilées, qui prouvaient qu'il avait vraiment été au lieu indiqué.
Dès le 13e siècle, on pouvait payer une autre personne pour faire le pélérinage en sa place, et plus tard on pouvait tout simplement payer une somme aux authorités locales.
Le nom Nicaise lui aussi est une variation linguistique du nom Nicolas.
Ce serait très étonnant que ce Nicaise n'aurait pas été le fils de Caisin de le Rocque, de qui on a parlé avant.
En 1479, Maigne de le Rocque devait payer une indemnisation à Ghienin Mesquin.
L'historien Tournaisien érudit Paul Armand du Chastel de la Howarderie, a recherché et publié au début du 20e siècle beaucoup de généalogies de familles Tournaisiennes, entre autres celle de la famille Thiébegot.
La famille Thiébegot tenait en fief de la cour féodale de Leuze, quelques terres dans le nord du Hainaut : entre autres le fief de la Cucquière à Celles-Molenbaix et celui de Chinaumont à Ellezelles.
L'article cité de E. Degand-Dopchie nous apprend qu'en 1895 il y avait toujours un toponyme Guinaumont à Ellezelles.
D'ailleurs, en 2005, il y a toujours une rue à Ellezelles qu'on appelle Guinaumont,... elle se trouve 1500 m à l'ouest de bois de le Roke, tenant à la même bruyère.
Dans la généalogie de la famille Thiébegot, nous rencontrons les trois enfants de feu Jehan de le Rocque et la fille, elle aussi déja décédée, de Jaquemart Thiebegot, dans le testament de sa veuve Jehenne Prévost, rédigé le 5 mai 1515 à Tournai.
Monsieur F. Desmons a fait une transscription de ce testament, et lui non plus a noté les noms de ces trois enfants.
De plus ce testament a disparu dans l'incendie qui a suivit le bombardement de mai 1940, dans lequel les archives de la ville de Tournai ont péri dans les flammes.
Les parents de Jehenne Prévost habitaient dans la rue de le Roke à Tournai, et déjà en 1392 marie gargatte, la veuve de Jan Thiebegoets était mentionnée dans les comptes de la ville de Courtrai, ensemble avec Jehane vander Roke, dans une liste de bourgeois Tournaisiens qui avaient acheté des rentes à vie dans cette ville.
Dans leur livre concernant la famille Moreau d'Ellezelles, les auteurs mr Dutye et mr Haustraten font mention d'un terrier du seigneur de Renaix de 1527.
En 825, la seigneurie d'Ellezelles et les autres possessions du cloître de Renaix étaient données par Louis le Pieux à l'abbaye d'Inde de Cornelimunster tout près de Aix-la-Chapelle.En 1549, Christophore von Roggendorf a vendu le ténement d'Inde à Nicolas de Granvelles, père de l'illustre cardinal de Granvelles.
En 1630 Emmanuel de la Baume, comte de Saint-Amour, a vendu ces terres à Jean, comte de Nassau-Dillenburg-Siegen.
Par mariage Jean-Philippe-Eugène, comte de Mérode et marquis de Westerloo y devenait le seigneur, et c'est ainsi que ce terrier est entré dans les archives de la famille de Mérode-Westerloo.
Ce terrier se trouve aujourd'hui aux Archives Géneraux de Belgique, dans le fonds de famille de Mérode-Westerloo.
Grâce à l'aide de l'archiviste général Karel Velle et de Luc Janssens qui est responsable pour cette collection, nous avons obtenu la permission de mr le Prince Baudouin de Mérode pour faire des recherches dans ces archives privés.
Le "terrier des censes et rentes du seigneur de Renaix à Elselle renouvellé enlan 1527", classé dans le fonds de Mérode-Westerloo sous le numéro LA 167, est un rentier de 168 folios de 3 cm d'épaisseur, les feuilles ont une hauteur de 30 cm et une largeur de 22 cm.
Les pages en papier ont été reliées avec une bractée en parchemin, qui a été découpée à une largeur de 4 cm.
La première main a noté en encre brun les censes et rentes qui ont été payés en 1527, une deuxième main plus tard y a ajouté des changements en encre noire.
Toutes les personnes qui habitaient la seigneurie d'Elselle et qui devaient payer une rente au seigneur de Renaix ont été enregistrées dans ce terrier, classé par hameau, en décrivant précisément pour quelle pièce de bois, terre, pré ou maison cette rente avait été payée.
Nous pouvons lire dans ce terrier que Thomas Sadone payait une rente pour le lieu qui avait appartenu avant à Magnon des rocq, un journel grand, et situé au chemin de le rocq.
Ce même Thomas Sadone payait un cense pour un demi bonnier de terre tenant au rieu de le rocq.
Mahieu de le rocq payait un cense pour un demi bonnier de pré gisant à un lieu désigné comme les rocq.
Les hoirs de Jehan Hanneton fs Willamme payaient un cense pour un demi bonnier d'aulnoit appelé les rocq, tenant au bois de Frasne et le camp Stevenon, dans le quartier Simainil.
Hannin Wallemacqre payait une rente pour un journel de terre située a le rocq.
Jehan le Monnier, de la Hamaide, payait une rente pour 37 verges de bois as rockes, tenant au bois de Frasne.
La veuve de Biertrant Wallemacre payait un cense pour un journel de terre gisant au camp de Hultekin, tenant au chemin de le rocq.
Jehan Buisson fs Michiel payait une rente pour un journel de pré "des rocques" et pour un demi journel d'aulnoit as rocq du camp, à côté de Nicaise le Louchier.
Nicaise Houcqman payait une rente pour 3 journels de pré et de terre, situés au chemin de le rocq et au rieu.
Jehan le Latteur payait une rente pour 2 bonniers situés au camp de renarmasure et au
camp de le rocq.
Pierart Maclin payait un cense pour un journel de tere au camp de le rocq, à côté de la maison de Nicaise le Louchier.
La veuve de Jehan Makelin payait une rente pour 2 journels de terre au kan de le Roc, tenant à la ruelle de laubestrie.
Magerit de Raspalle, veuve de Jehan Makelin, payait une rente pour un demi bonnier de terre au kan de le Rocke, tenant à la "ruelle du dy kan".
Jehan Foucart fs Jehan payait un cense pour une masure située à la ruelle des rocq du camp.
Ce toponyme a le rocq à Ellelzelles avec ses lieux-dits chemin de le rocq, rieu de le rocq et camp de le rocq se situait près de la sieure de flobecq.
Nous avions déjà constaté en parlant du toponyme roke à Flobecq que le bois de le Roke -en 1219 d'une grandeur d'au moins 50 ha- s'étendait sur la bruyère de Flobecq et d'Ellezelles.
Emm. Degand-Dopchie a découvert une mention du Camp de le Rocq en 1413, et en 1895 il y avait encore un toponyme Delrocq à Ellezelles, situé dans la section cadastrale E.
Il s'agit ici -comme la rue de le roke l'était à Tournai- d'un toponyme dérivé d'un nom de famille : la famille de le rocq a donné son nom au chemin, au rieu et au champs qui se trouvaient tout près de sa demeure.
La veuve et les héritiers de Jehan de le rocq dit Mordinne payaient en 1527 au seigneur de Renaix une rente pour leur lieu, situé au chemin de le haysette, tenant au bois "de le longhe fosse".
Ils payaient un cense pour une pièce de terre appelée "li camp eles" au chemin de longhe fosse, à côté de la maison d'Ernoul Cabot, et pour 3 quartiers de terre appelés "le croguet" tenant au chemin de Jehan des Prés et "madame labesse" (de l'abbaye de Maagdendaele).
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Le toponyme haizette existe toujours en forme de nom de rue au nord-est d'Ellezelles, à la frontière avec Flobecq.
Dans l'article "Ellezelles lieux-dits anciens et modernes" de Emm. Degand-Dopchie de 1895, le Camp de le Haiset est signalé en 1422, le hameau de la Haisette en 1507 et 1519, et la Plasse de la Haisette en 1521, ce qui en 1895 correspondait à la Haisette dans la section cadastrale B.
L'auteur a trouvé une mention de Longfosset en 1448, et de Longuefosse en 1507, ce qui correspondait en 1895 toujours à Longuefosse dans la section cadastrale C.
L'ajout "dit Mordinne" dans le nom de Jehan de le rocq dit Mordinne était nécessaire pour différentier ce Jehan d'un autre Jehan de le rocq.
Le nom Mordinne était probablement le nom de famille de sa mère.
Nous n'avons pas encore trouvé beaucoup d'information regardant ce nom.
La deuxième main a noté dans la marge que la rente pour deux journels et demi de terre gisant au "camp eles" était payée plus tard par Jehan des Pres.
Dans le terrier de 1527 nous trouvons aussi les hoirs Jehan de le rocq.
Comme on ne fait pas mention de la veuve de Jehan de le rocq, et qu'il n'y a pas de spécification supplémentaire ajoutée à son nom, ce Jehan était très probablement un autre que le précédent.
Et précisément parce que ce Jehan de le rocq n'était pas spécifié, nous pouvons même conclure qu'il n'y avait que deux Jehan de le rocq (à ce moment et à Ellezelles).
Les héritiers de Jehan de le rocq payaient une rente de 7 deniers pour leur lieu, tenant à celui de Jehan Baquet et "le chenauchoiere", au camp de martiau spine.
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Emm. Degand-Dopchie a trouvé des mentions de Camp Marteau Spen en 1557 et Camp Marteau Spinne en 1558.
En 1895 le toponyme Marteau Epinne était situé dans la section cadastrale H.
La veuve et les héritiers de Thomas le Rode payaient un cense pour une pièce de terre d'un demi bonnier, situé au camp de le tombe, en partie propriété de sire Phelippe du Bos.
Cette terre se trouvait à côté du lieu de la veuve et des hoirs de Anthone de le rocq et la veuve et les hoirs de Gille de le Voie fs Collart.
Dans "Ellezelles lieux-dits anciens et modernes", Emm. Degand nous signale le Camp de la Tombe en 1497 et la Tombelle en 1565, un toponyme qui existait encore en 1895, dans la section cadastrale E.
Même en 2006 Tombelle est une rue au sudouest d'Ellezelles, à la frontière avec Frasnes-lez-Anvaing.
Dans son "Essai historique sur la commune d'Ellezelles ..." Emm. Degand nous apprend qu'Ellezelles et la région ont été frappé par la peste en 1523, 1614 et 1634.
Jehan de le rocq dit Mordinne, Jehan de le rocq et Anthone de le rocq, avec beaucoup d'autres à Ellezelles, ont décédé juste avant 1527, sans doute en conséquence de l'épidemie de la peste en 1523.
Directement après la mention de la veuve et hoirs de Jehan de le rocq dit Mordinne, nous trouvons l'enregistrement de Gille de le rocq.
La page où on aurait du enregistrer pour quels terres, bois, prés ou maisons Gille de le rocq payait des rentes, est restée vierge.
La deuxième main a ajouté que Gille était le fils dudit Jehan.
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Dans la liste des rentes que devait payer Jehan de Robertmasure dit Desprez, nous pouvons lire que la maison de Gille de le rocq se trouvait elle aussi à la Haysette.
Le prénom Gille apparaissait chez la famille de le Roke dès 1232 génération après génération.
Dans le terrier de 1527 nous trouvons aussi : Magnon de le rocq.
Il payait un cense pour une pièce de terre, appelée "le courtil phelippe", située encontre Luc Haneton, tenant au "camp de tronrieu" et Thomas Sadone.
Dans la marge la deuxième main a écrit que Thomas Sadone et Jehan Desprez ont payé ce cense plus tard.
Magnon de le rocq payait une rente pour un journel de terre gisant au camp de tronrieu, situé à "li bruecket" et Jehan Latteur neve.
La deuxième main a noté dans la marge que Jehan le Latteur a payé cette rente plus tard, et Jehan Desprez encore plus tard.
Magnon de le rocq payait un cense pour un bonnier de terre situé au camp tronrieu, tenant à la maison de Jehan le Latteur neve et aux hoirs de Jehan de Labie.
Magnon payait une rente pour 5 et demi quartiers au lieu qui fu Gille de Scouvermont, situés aux "camp de mueris" et Jehan le Latteur neve, et au lieu de Gille Moriau.
Cette rente plus tard était payée par les hoirs de Pierre Risselin.
Luc Boidin payait une rente pour un journel de terre à la Hayette, tenant à la terre de Magnon de le rocq et aux hoirs de Polle de Lausnoit.
Comme cité plus haut, Magnon de le rocq avait habité avant au chemin de le rocq, à côté de Ernoul Sadone.
Dans son article sur les lieux-dits d'Ellezelles, Emm. Degand-Dopchie fait mention du camp de Tronrieu en 1425 et du bois de Tronrieu en 1504, en 1895 le totponyme Tronrieu existait encore et se trouvait dans la section cadastrale C.
Déjà en 1404 en 1479 nous avons noté le nom Maigne de le Rocque à Flobecq, et sans aucun doute ce Magnon de le rocq était leur descendant en ligne directe.
En suivant les règles d'art, chaque fois ils auraient dû être grand-père et petit-fils.
Dans le rentier de 1527 est enregistrée la rente que Mahieu de le rocq a payée pour son lieu, un demi bonnier grand, tenant au lieu de Gille Ghijs et deux chemins.
Gille Ghijs payait une rente pour son lieu, situé au camp de Symortie, tenant au lieu de Mahieu de le rocq.
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Jaquemart le Hardi payait une rente pour 3 journels d'aulnoit au quartier Crimont, tenant à l'aulnoit de Gille de le Voie et celui de Mahieu de le rocq.
Jehan de le Voye fs Jehan payait une rente pour un demi journel de terre situé au vraycamp, situé entre les maisons de Mahieu de le rocq, Hanette de Robertmasure et Passe de le Voie.
Mahieu de le rocq payait probablement des rentes pour toute une série de terres.
J'écris probablement, parce que son nom a été barré, et ce n'est pas tout à fait claire si la première ou la deuxième main qui l'a fait :
Entre les voisin de Mahieu de le rocq se trouvent les hoirs de Jehan de le Fontaine.
Leur lieu se trouvait à côté de Nicaise le Louchier, ils avaient un demi bonnier de terre au vraycamp, tenant à Thomas Yurenieau et un demi journel de terre situé devant la maison de Jehan le Latteur fs Simon, tenant au rieu du moulin... au milieu des de le rocq, ce qui pourrait indiquer des liens de parenté...
Dans le cartulaire 384 du Grand Office du réfectoire du chapitre de la cathédrale de Tournai, il a été enregistré en 1289 que Jakemes de le Roke payait un cense pour deux maisons dans la rue de Merdenchon, dans la paroisse St.-Piat à Tournai.
Nous avons pu dater les ajouts dans ce cartulaire vers l'an 1400, et alors le cense pour une de ces deux maisons a été payé par Jehan de le Fontaine... peut être il était un ancêtre du Jehan de le Fontaine, déjà décédé en 1527?
Puisque certaines terres de Mahieu de le rocq et celles de Magnon de le rocq - spécialement celles qui se situaient au toponyme les rocq- et leurs pénoms identiques, bien que légèrement différents, ils étaient d'une probabilité très élevée des cousins, et tous les deux petits-fils de Maigne de le Rocque qui habitait à Flobecq en 1479.
En 1527, Pierre de le rocq payait une rente pour un demi journel de terre au bas camp, situé au pont Watart et tenant au lieu qui fu Estievenart Hoy et au rieu du moulin à bas camp.
Il payait une rente pour 7 quartier de pré au bas camp, tenant à Jehan le Latteur fs Simon et Nicaise le Louchier, et pour 3 qyartier de terre au bas camp, tenant au pré des hoirs de Loys de Bilouez, la terre de la veuve et héritiers de Loys Foucart et celle de "madame labesse".
Piere de le rocq payait un cense pour 80 verges de pré au bas camp, tenant au pré de Nicaise le Louchier au rieu de Hubertmont.
La deuxième main a ajouté que le cense pour le pré tenant à Jehan le Latteur fs Simon et Nicaise le Louchier a été payé plus tard par ce Nicaise.
La rente pour les 80 verges de pré de Piere de le rocq plus tard a été payée par ce même Nicaise le Louchier.
Le cense pour la maison de Piere de le rocq plus tard a été payé par Loys de Billoez.
Dans le terrier de 1527 il est écrit que Phelippe de le rocq payait une rente pour sa maison "a le risebecq", pour 2 bonniers de terre aux ridryes, tenant aux maisons de Jehan et Hayne Oerman, et pour un demi bonnier d'aulnoit à côté du lieu de Meux du Bos.
La deuxième main a écrit que ces rentes ont été payées plus tard par Jehan de le Rocq, Frans Oerman et George Hellebo.
Maes du Bos payait une rente pour son lieu à Risebecq, tenant à l'aulnoit de Phelippe de le rocq, Maes Hanins et au chemin.
Meus Hayns dit poupelier payait une rente pour un demi bonnier d'aulnoit à Risebecq, tenant à l'aulnoit de phelippe de le rocq, à celui de Jehan de le Censerie et au chemin.
Piere Oerman payait un cense pour un bonnier de terre et bois tenant au pré de Maes Hains et à Phelippe de le rocq.
Henri Oerman payait une rente pour un bonnier de terre à Beckereel, tenat à la terre de Maes Hains et de Phelippe de le rocq.
La deuxième main a noté que Henri payait aussi une rente pour un journel de terre au camp meeux, tenant à Marec du Brueq et à Pironne de Skelveghem, et pour un bonnier de terre et bois tenant au pré de Meux Hains et à Phelippe de le rocq.
Emm. Degand-Dopchie a trouvé une mention du toponyme Redrys en 1547, et en 1895 Redrys se trouvait dans la section cadastrale A.
L'enregistrement suivant celui de Phelippe de le rocq est celui de Jehan de le Rocq, qui payait 3 deniers de rente pour un quartier de pré et un journel d'aulnoit à côté de la maison de son père.
La deuxième main a écrit que Jehan de le Rocq payait une rente pour 3 journels de pré au lieu dit, tenant au lieu de Frans Oerman et Joris Hains.
Frans Oerman payait une rente pour sa masure et ses terres tenant au lieu de Jehan de le Rocq et la masure de "madame labesse" (de l'abbaye de Maagdendaele à Pamele).
Joris Hains payait un cense pour 3 journels d'aulnoit tenants au lieu d'Adrien Wallemacq, de Jehan de le Rocq et de Jehan Hains.
Franchois Wallemacre payait une rente pour un journel de terre au camp barbier, tenant au lieu de Genemer de Boendroit et à celui de Jehan de le Rocqz.
En 1527, Jacquemart de le Rocq payait une rente pour sa maison, qui fu Gille Neppenere, tenant à la terre de madame labesse, Maes Hanins et le lieu de Piere Wallemacre à la ruel de Risebecq.
Jacquemart payait un cense pour 5 quartiers de terre et une masure au lieu dit, tenant à Maes Hanins et le chemins de Risebecq, et pour un journel de terre tenant au lieu de Phelippe de le rocq, à Piere Wallemacre et au chemin.
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La deuxième main a noté plus tard que les lieux de Maes Hanins et Piere Wallemacre étaient habités par les hoirs de phelippe de le rocq.
Piere Wallemacre payait un cense pour son lieu et une pièce de terre tenant au lieu de Jacquemart de le rocq et au chemin de Riisbecq.
Il payait une rente pour 5 quartiers de terre, tenant aux lieux de Jaquemart de le rocq, de Maes Hains et de phelippe de le rocq de deux côtés.
La deuxième main a ajouté dans la marge que cette rente plus tard avait été payée par Jehan et Pier de le rocq et par Frans Oerman.
La rente que Maes Hanins payait pour les terres tenants au lieu de phelippe de le rocq plus tard a été payée par Jehan de le Rocq.
Maes Hayns payait une rente pour une masure de 5 quartiers, située devant le lieu de Jaqmart de le rocq, tenant au chemin.
Dans le terrier des censes et rentes du seigneur de Renaix de 1527 nous lisons que Loys de le rocq payait un cense pour son lieu, situé à Biaufau, et pour 7 journels de terre, tenants aux terres de Jehan de le Censerie, au chemin et à "les fosse".
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La deuxième main a noté au dessus de cet enregistrement que plus tard cette rente a été payée par la veuve de Loys de le rocq et que Estienne de le Herne payait une rente pour son lieu à Beaufau, tenant au lieu de la veuve et hoirs de Louy de le Rocq.
En dessous de l'enregistrement précédent, la deuxième main a écrit que Jehan de le Rocq fis loui payait une rente pour sa maison située au chemin de Biaufau, tenant à la maison de madame labesse.
Emm. Degand a trouvé Beaufaux en 1507, le Camp de Beaufault en 1521 et 1531, et Beaufault en 1565.
En 1895 le toponyme Beaufaux existait toujours dans la section cadastrale A.
La rue Beaufaux en 2006 se trouve au nord-ouest d'Ellezelles, à la frontière avec Renaix. Elle est le prolongement de la Haizette.
Comme nous avons déjà vu plus haut, la deuxième main a noté dans la marge que la rente que Maes Hanins et Piere Wallemacre payaient pour leurs maisons, situées entre les lieu de Jacquemart et Phelippe de le rocq avaient été payée plus tard par les hoirs de phelippe de le rocq...
Plus loin nous avons pu lire que la rente que Piere Wallemacre avait payée pour ses terres se situants entre les maisons de Jacquemart et Phelippe de le rocq en 1527 a été payée plus tard par Jehan et Pier de le Rocq et Frans Oerman.
Daniel de Wannemacre payait une rente pour 5 quartiers de terre à vraycamp, tenant à Jehan Campion et Gille Ghijs, le voisin de Mahieu de le rocq.
La deuxième main a noté qu'il payait aussi une rente pour un lieu d'un journel et demi, tenant aux maisons de Michiel de le Hamaide, de Jehan de le Roq et le chemin.
Dans un hangar à Ellezelles on aurait trouvé un vieux coffre, dans lequel il y avait un livre très vieux.
Dans ce livre seraient mentionnés la veuve et les hoirs de Jacques de le Rocque en 1540.
Momentanément on est en train de restaurer ce livre, et nous n'avons pas encore pû le voir.
En 1540 on a organisé un compte de foyers dans le comté du Hainaut, et dans la commune d'Ellezelles ont été enregistrés Pierre de le Rocq et Loys de le Rocque, pauvre.
En 1552, Loy Rock fs Pieters, natif d'Eleseele, s'est inscrit comme bourgeois forainde la ville d'Audenarde.
En 1560, Loys de le Rocque vivait toujours à Ellezelles.
Dans le compte des foyers de 1540, le "pauvre" Mahieu de le Rocq habitait à Ellezelles.
En 1567 et 1573 un Mahieu de le Rocke a été condamné dans la petite ville de Meesen, où il avait probablement participé aux troubles iconoclastes de 1566.
Dans les "pièces concernants les étrangers à Emden" de la période 1560-'76, publiées dans les "Werken van de Marnixvereniging", se trouve une liste de noms, rédigée à l'occasion d'une distribution extraordinaire.
Un des noms de cette liste est celui de de la Rocke ou de la Roche Mathieu.
Pendant ces distributions la communauté réformée de Emden donnait du pain aux pauvres.
Dans son "Essai historique d'Ellezelles", E. Degand fait mention d'un acte seulement concernant les troubles religieux à la fin du 16e siècle à Ellezelles :
En 1578, l'abbé de l'abbaye de St.-Thierry à Reims avait refusé de donner les revenues que l'abbaye avait à Ellezelles, au prêtre Vanderwecq, pour une période de 9 ans, afin d'indemniser le prêtre, parce qu'il avait caché des pertes "pendant les derniers troubles civils".
E.M. Braekman, dans ses livres regardant "le protestantisme Belge" fait la même constatation : dans la chatellenie d'Ath il paraît qu'il n'y eut nulle part une communauté reformée.
Dans la ville de Lessines, le pasteur messire Pierre de Tilleul a témoigné, consterné, que plusieurs centaines de personnes, dont beaucoup qu'il connaissait, s'étaient réunies et chantaient des psaumes et lisaient dans la Bible en langue locale.
Mahieu de le Rocke n'était pas le seul qui a quitté Ellezelles à la fin du 16e siècle.
Dans les registres paroissiaux de la ville de Leiden en Hollande du sud, nous retrouvons en 1590 et '91 les frères Jacques van der roecke, natif d'Elsylle lez Renaix, et Barthelmeeus van Roocke, né près de Renaix en Hainaut, fils de Morick vander roecke, souvent noté comme Marcus van Roocke.
Il n'y a aucun doute qu'ils faisaient partie de la famille de le Rocque d'Ellezelles, et que cette famille avait quitté Ellezelles à cause de la religion.
Le nom de famille de Jacques et son fils Salomon y a même été enregistré comme Van Roocque et van Roques!
Bien que les noms de famille des étrangers étaient souvent enregistrés phonétiquement et en orthographe néerlandaise, je n'ai pas pû trouver un autre nom de famille qui a été traduit.
Ceci nous permet de conclure que la famille de le Rocque-van Roocke était bilingue et a traduit son nom de famille elle-même.
Nous pouvons donc constater que, pour la quatrième fois dans l'histoire de notre famille, le nom de le Rocque a été traduit, comme au troisième quart du 14e siècle Jac de le roke à Gand était Jac van de roke, comme Willem vander roke de Tournai a été enregistré en 1379 dans les comptes de la ville de Bruges, et comme Jehenne de le Rocque de Tournai était notée comme Jehane vander Roke en 1392 dans les comptes de la ville de Courtrai.
J. Bekouw a publié toutes les informations qu'il a pu trouver concernant ses ancêtres, qui s'appelaient Baccau et qui ont quitté la ville Flamande Renaix à cause de religion, dans son livre "Bannelingen en vluchtelingen uit Ronse".
On y trouve les noms de beaucoup de personnes émigrées vers la Hollande, qui étaient parentées aux Baccau, ou qui avaient des contacts économiques avec cette famille.
Déjà en 1990 Erik Verroken avait trouvé dans ce livre le nom d'Adriaentgen vande roucke.
Dans les archives communales de Leiden nous avons trouvé l'enregistrement au 7 juillet 1592 du mariage d'Adriaentgen vande roucke d'Alcksielandt, veuve de Jan de Man, avec Jan van der Hooge de rontse.
Jan était accompagné de Jan de Ryckere, les témoins d'Adriaentgen étaient Elijsabeth Buket et Jannetgen Rijsselings.
Puisque Elijsabeth Buket était la femme de Jaecques vande roecke, Adriaentgen était sûrement une fille de Morik vande roecke alias Marcus van Roocke.
Dans le terrier d'Ellezelles de 1527 nous avons rencontré beaucoup de membres de la famille Risselin.
Dans le livre des mariages de l'église des refugiés Austin Friars à Londres, il a été enregistré que Jan Rijsseling de Ronssen s'y est marié à Pierijne Neckers de Tielt le premier mars 1584.
Emmanuel Degand dans son "Essay historique sur la commune d'Ellezelles ..." a publié un chirograph de 1616, dans lequel figure Pier Risselin comme échevin d'Ellezelles.
De première vue ça peut sembler ridicule, mais après des années et des années de recherches en vain pour trouver la localité Alcksielandt, j'en suis convaincu que c'était une interprétation phonétique de Ellezelles.
Le frère d'Adriaentgen, Jaecques vande roecke, était né à "Elsylle", et quand on remplace les e par des a, on se trouve déjà à "Alsylla".
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Flobecq et Ellezelles en Hainaut / a° 1601
A Leiden nous avons trouvé aussi un Lowijs van Roockelen, qui a enterré un de ces enafnts, mort à cause de la peste en 1604.
En 1648, un enfant de Pieter van Roocken y est décédé et en 1664 Lodewijck van Roockem y a été enterré.
Probalement ils étaient des descendants de Pierre et Loys de le Rocq(ue).
Dans la famille van Roocke, le choix des prénoms était très classique, et très souvent les grand-parents donnaient leur nom au nouveau né.
A la page la généalogie de Marcus van Roocke vous pouvez trouver (beaucoup) plus d'information sur cette branche émigrée de la famille de le Rocque.
Nous n'avons pas (encore) trouvé un Maercq de le Rocque dans les archives d'Ellezelles.
En 1653 à Audenarde a été enregistré l'état des biens de Maercq de la Roche fs (blanco), après sa mort.
Nous interprétons l'information supplémentaire "fs", qui n'est pas suivi d'un nom, comme filius d'un père avec le même prénom Maercq (suivant l'exemple de l'historien Gantois J. Decavele).
Probablement il s'agit ici du vendeur de livres Marcus Marcusz Rocquius, qui, en 1646-'47, avait un petit magasin à Amsterdam.
Naturellement, un des enfants mentionnés dans l'état des biens de Maercq de la Roche s'appelait lui aussi Maerc de la Roche. (voyez : les descendants du fils Marcus dans la généalogie de Marcus van Roocke).
Comme une grande partie de la famille Ellezelloise de le Rocque a émigré à la fin du 16e siècle, il n'y en avait plus beaucoup dans la région de Flobecq et Ellezelles.
Le fait que, en 2005, à Ellezelles et Lessines, il y a encore des personnes qui s'appellent Delrocq, pourrait nous rendre la preuve qu'ils y ont été quand même.
A la page concernant la famille Delrocq, vous pouvez lire tout ce que nous avons trouvé concernant cette branche de la famille.
Avec les données que nous possédons maintenant de la famille de le Roke de Flobecq et Ellezelles, il nous est impossible de rédiger une généalogie absolue et certaine.
Plus de recherches nous fourniront peut-être des données nouvelles, qui nous permettront de définir les relations père-fils de cette branche de la famille.
cliquez ici pour voir un schéma de la famille de le Roke à Flobecq.
On peut confirmer que toutes les personnes desquelles nous avons parlées dans cet article, étaient sûrement des parents très proches, et si peut-être il ne s'agissait pas toujours de pères et de fils, ils auront été oncles et neveux ou grand-pères et petit-fils.
cliquez ici pour aller vers le début de ce document
vers la famille de le Roke à Tournai